Les textes qui sont publiés sur ce blog sont ma propriété, les photos sont soit les miennes, soit sous le copyright fabian da costa photographe. Sauf indications de sources de ma part. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

vendredi 24 mars 2017

Mais enfin...Anne !!!

Bénarès, dans un rikshaw - photo fabian da costa




Pourquoi aimes-tu tellement l'Inde ? C'est assourdissant, irrespirable, sale, quand tu en reviens, quatre fois sur trois tu es malade...Tu viens de rentrer et tu ne penses déjà qu'à repartir...Mais enfin, que trouves-tu là-bas que tu ne trouves pas ici ?

lundi 6 mars 2017

Se mélanger les fuseaux





Ah que nous sommes peu de choses...on le sait, mais le toucher du doigt c'est encore mieux. Se mélanger les fuseaux - non pas ceux qui virevoltent sous les doigts magiques de la dentellière, mais ceux qui découpent notre planète en tranche de pastèque. Imaginaires ceux-là ? Peut-être, mais terriblement efficaces pour brouiller, si on les manipule trop vite, le corps et l'esprit. 

Un peu humiliant de constater que douze heures d'avion suffisent à transformer mon cerveau en purée de pois, mon sommeil en insomnie, mes journées en léthargie. Mais patience je reviens petit à petit. La sensation d'être éparpillée " façon puzzle " se calme un peu. Je ramasse encore les dernières pièces qui sont restées entre Delhi et Lyon et j'essaie de les remettre à leur bonne place. Il en manque encore quelques unes, mais je tiens le bon bout. Dans peu de temps je serai à nouveau active et intelligente...comme avant quoi !!!


Façon puzzle


                       Je ne m'en lasse pas. Souverain pour lutter contre la morosité ambiante

                    
                    

samedi 4 mars 2017

Le retour...

Le désert de Thar - Rajasthan- Inde



Une traversée de 140 kilomètres à travers ce " désert " qui n'est pas complétement désertique, parsemé de bosquets, de petites fermes en terre battue et aux toits de chaume, de troupeaux de chèvres et de moutons, de gazelles sans peur, d'oiseaux sans crainte - de paysans curieux de notre caravane de treize chameaux et d'une dizaine de jeunes marchant en silence à la rencontre d'eux-mêmes et de ce monde nouveau, tout à la fois aride et verdoyant. Comme la vie en somme.

Voir, à la fin de la journée, apparaître les tentes du camp au sommet des dunes - le repas sous les étoiles, la nuit, claire d'une lune bienveillante. Il y eut de la fatigue, des ampoules, des rires, des agacements, des réconciliations, de la tendresse, beaucoup.

C'était un beau voyage pour le dehors et le dedans. Vraiment un très beau voyage.

dimanche 1 janvier 2017

L'ange de Tobie

l'archange Raphaël et Tobie



Lui, le porteur d'ailes, c'est Raphaël, l'archange qui conduit, qui guérit. L'autre c'est Tobie, dernier espoir de sa famille, envoyé sur les routes dangereuses pour réclamer une créance auprès d'un débiteur peu scrupuleux. A la maison l'attend son vieux père aveugle, sa mère âgée, tous dans une extrême pauvreté, après une vie de générosité et d'abnégation. Dans l'ombre, presque invisible, le chien fidèle qui fera tout le chemin avec son coeur aimant.

Le Livre de Tobie est l'un des très beau récit de l'Ancien Testament. Les poissons salvateurs,les démons, les anges, accompagnent les humains, les bénissent ou les torturent.

Tobie ne voit pas l'ange que nous voyons. Il voit simplement un jeune compagnon de voyage qui se fait fort de lui indiquer la route et de le protéger. Raphaël le conduira à bon port, lui donnera le remède qui guérira la cécité de son père, et lui permettra de trouver Sara son épouse de tout temps destinée.

Aujourd'hui, premier jour de l'an 2017 et tout au long de cette  année, nous rencontrerons certainement des anges aux ailes invisibles.  Par avance je leur donne toute ma gratitude.


samedi 31 décembre 2016

L'Ange à la fenêtre d'Occident

" Les ailes du désir " Wim Wenders



C’est un livre posé en équilibre sur l’extrême bord de ma bibliothèque, comme un ange prêt à basculer. Et de lui me revient le souvenir de l’ange Damiel, dans le film de Wim Wenders - celui qui par amour des humains perdit ses ailes et trouva un coeur.

Fin de l’an 2016 - l’une de ces années que l’on peut nommer “ annus horribilis “ , pleine de fureur, de sang et de bruit. Que peut-il voir de nous cet ange mélancolique qui se penche sur notre humanité ? Peut-il nous proposer autre chose qu’une immense compassion, un tendre regard sur nos blessures, sur nos espoirs ?

Tout ange est terrible disait Rilke, terrible et foudroyant par sa beauté et sa force. Mais pas cet ange là, qui ne semble connaître que pitié pour notre faiblesse.

Cette nuit se lève l’an 2017, ses incertitudes, ses espérances et ses craintes. Un ange se penchera-t-il sur notre terre ? Je ne sais pas - mais me vient la pensée que nous pourrions, pour nous-mêmes et nos frères humains, être un peu des anges, penchés les uns vers les autres, avec tendresse et patience.


vendredi 2 décembre 2016

Carnets anciens...

Le Lorrain - Port de mer au soleil couchant



Comme je partirais bien sur ces navires gréés
dans l'or des ciels du Lorrain.
A quai, mais déjà en partance
dans un couchant radieux.
 Il y a des hommes graves 
et des femmes qui passent.
Des palais et des places 
dans les brumes du soir.

Je partirais mon amour bien avant toi.
Des siècles précédant tes pas.
Pour t'attendre là-bas où je n'étais pas.

Et je serai la première pierre sur laquelle tu marcheras,
l'eau que tu boiras,
et la fleur que tu prendras.