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lundi 21 mars 2016

origines

le jardin zen d'Erik Borja - Drôme - photo anne da costa



Les recycleries, ressourceries, tous ces lieux d'échanges, de partages, sont de vrais cadeaux du ciel. Nous y apportons tout ce que nous voyons de superflu chez-nous, mais qui peut encore faire le bonheur des autres, et bien entendu nous en rapportons presque autant, sinon plus, histoire de remplir à nouveau l'espace libéré. 

De ma dernière visite j'ai ramené dans ma bibliothèque déjà surchargée, deux livres, dont celui d'Amin Maalouf, " Origines ". Ceux qui me connaissent ne s'étonneront de ce que le titre m'est interpellé. 

L'auteur hérite d'une malle pleine des archives de sa nombreuse famille, dont les membres ont essaimé depuis le Liban jusqu'aux Amériques et dont il tente de dénouer l'écheveau des histoires complexes, pour renouer le fil des générations qui l'ont fait ce qu'il est.

Outre la certitude que notre approche actuelle, du moins la mienne, des conflits qui secouent le Proche-Orient, a trop souvent péché par une méconnaissance de l'histoire, des histoires, de ces multiples pays, religions, ethnies, j'y ai trouvé cette phrase qui m'a paru tellement juste :

" Nous sommes les générations arrogantes qui sont persuadées qu'un bonheur durable leur a été promis à la naissance - promis ? mais par qui donc ? "

Et il y a bien de cela pour notre génération née après la dernière guerre, et pour nos enfants. Ces fameuses trente glorieuses qui nous ont fait croire que prospérité et sécurité nous étaient acquises pour toujours, nous ont sans doute rendu sourds et aveugles à ce qui se préparait, ce qui allait advenir.
Non, nous ne pouvons plus promettre à nos enfants et à leurs enfants, ce bonheur durable que nous avions espéré. Nous pouvons peut-être juste leur parler, et à nous mêmes également, de courage, de partage, d'amour et d'espoir.

mardi 15 mars 2016

Pourquoi ne pas oser un poème d'amour ?

matin frileux - photo fabian da costa



C'est un amour pavot,
rouge feu, rouge nuit.
Je marche comme on dort dans ce grand pré fleuri.
Ne me réveillez pas de ce songe où je suis.

Mourir de ce poison ou bien vivre par lui
sont du même plaisir les deux faces unies.
Que le jour où ta voix ne me fera plus trembler,
celui où de toi ma soif sera comblée
ne vienne jamais.

Je n'ai pas choisi la mesure d'aimer.
Si elle m'est donnée ainsi démesurée,
c'est qu'il fallait cela entre nous déposé.