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jeudi 10 janvier 2019

Beauté

Bénares - photo fabian da costa



Qui était cette femme ?
Ami, qui était cette femme
Enflamment la rivière
De sa peau dorée ?...

Le collier d'or
Sur le sommet de sa poitrine
Brillait comme la Lune
Sur les montagnes neigeuses.
Les ombres de la Lune :
Les flots de sa checelure noire
Roulant sur ses hanches.

Elle émergea des ondes
Comme un quartier de Lune,
Scintillant dans la pénombre du crépuscule.

Comme je me tenais la regardant ainsi
Et me perdant moi-même,
Elle partit au loin, tordant et enroulant mon âme
Avec sa sârî - mouillée et bleue.
Depuis, mon coeur frisonne de fièvre...
 
Chandîdâs " La voie mystique du coeur " - textes mystiques de l'Inde - Patrick Mandala - Ed. Chiron
 
 


lundi 7 janvier 2019

La prière d'un poète

printemps à Rochechinard - photo fabian da costa
 
 
 
J'ai perdu ma langue originelle, avec le temps
et ses nuits dévastatrices.
je suis devenu un orphelin muet du ciel.
 
Je voudrais retrouver cette langue égarée
reçue au berceau dans l'émerveillement de l'aurore.
Désert - brûlure. J'attends l'averse libératrice,
les dernières pluies du Verbe.
 
je veux retrouver les simples et saintes paroles
du poème enfanté dans les jardins de l'âme.
 
Jean Vigna
 
Cher vieil ami poète, 96 ans aux prochaines cerises, tu n'as rien perdu et la poésie est toujours là à tes côtés, ce poème en est le témoin. Juste un peu engourdie par l'hiver et le froid, elle refleurira comme l'arbre au printemps.


mercredi 2 janvier 2019

Vers 2019

notre caravane dans le désert de Chinguetti - photo fabian da costa


Puissions-nous tous marcher, frères humains, vers ce puits d'eau vive, dans la paix, l'espérance et l'amour.

...Le puits que nous avions atteint ne ressemblait pas aux puits sahariens. Les puits sahariens sont de simples trous creusés dans le sable. Celui-là ressemblait à un puits de village. Mais il n'y avait là aucun village, et je croyais rêver.
- C'est étrange, dis-je au petit prince, tout est prêt : la poulie, le seau et la corde...
Il rit, toucha la corde, fit jouer la poulie. Et la poulie gémit comme gémit une vieille girouette quand le vent a longtemps dormi.
- Tu entends, dit le petit prince, nous réveillons ce puits et il chante...