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vendredi 31 mars 2017

Pourquoi j'aime l'Inde - II...

méditation sur Asi Ghat à Varanasi - photo fabian da costa


                  ...pour ce peuple de tous les jours, non plus seulement les " touristes spirituels ", les bobos en quête d'exotisme, les anciens hippies ( il en reste, j'en ai vu...) . Pour tous ces gens pas très jeunes, loin d'être aussi beaux que la superbe jeunesse sportive venue s'abreuver aux sources du yoga, pour tous ceux-là qui par centaines, ici, tous les matins à l'aube sur les bords du Gange éternel, se souviennent  et nous rappellent, qu'il est une heure sacrée où le corps et l'esprit peuvent s'unir d'un même élan vers le Suprême.





mardi 28 mars 2017

Pourquoi j'aime l'Inde - I -

sur les ghats à Varanasi - photo fabian da costa





On disait traditionnellement en Inde, qu’il était bien de se prosterner devant tout ce que l’on rencontrait. Peu importe que ce soit devant un arbre, une vache, un serpent ou un nuage. – penchez-vous juste devant lui.



Quand vous vous inclinez ainsi, il se pourrait que  vous soyez fou, ou bien que vous ayez regardé la vie dans toute son insondable  profondeur.



La différence entre un idiot et un être illuminé est très mince. A première vue, ils sont semblables, mais ils vivent en fait dans deux mondes à part. 

Traduit de l'anglais : " Inner enginnering " Sadhguru
Penguin Ed.

vendredi 24 mars 2017

Mais enfin...Anne !!!

Bénarès, dans un rikshaw - photo fabian da costa




Pourquoi aimes-tu tellement l'Inde ? C'est assourdissant, irrespirable, sale, quand tu en reviens, quatre fois sur trois tu es malade...Tu viens de rentrer et tu ne penses déjà qu'à repartir...Mais enfin, que trouves-tu là-bas que tu ne trouves pas ici ?

lundi 6 mars 2017

Se mélanger les fuseaux





Ah que nous sommes peu de choses...on le sait, mais le toucher du doigt c'est encore mieux. Se mélanger les fuseaux - non pas ceux qui virevoltent sous les doigts magiques de la dentellière, mais ceux qui découpent notre planète en tranche de pastèque. Imaginaires ceux-là ? Peut-être, mais terriblement efficaces pour brouiller, si on les manipule trop vite, le corps et l'esprit. 

Un peu humiliant de constater que douze heures d'avion suffisent à transformer mon cerveau en purée de pois, mon sommeil en insomnie, mes journées en léthargie. Mais patience je reviens petit à petit. La sensation d'être éparpillée " façon puzzle " se calme un peu. Je ramasse encore les dernières pièces qui sont restées entre Delhi et Lyon et j'essaie de les remettre à leur bonne place. Il en manque encore quelques unes, mais je tiens le bon bout. Dans peu de temps je serai à nouveau active et intelligente...comme avant quoi !!!


Façon puzzle


                       Je ne m'en lasse pas. Souverain pour lutter contre la morosité ambiante

                    
                    

samedi 4 mars 2017

Le retour...

Le désert de Thar - Rajasthan- Inde



Une traversée de 140 kilomètres à travers ce " désert " qui n'est pas complétement désertique, parsemé de bosquets, de petites fermes en terre battue et aux toits de chaume, de troupeaux de chèvres et de moutons, de gazelles sans peur, d'oiseaux sans crainte - de paysans curieux de notre caravane de treize chameaux et d'une dizaine de jeunes marchant en silence à la rencontre d'eux-mêmes et de ce monde nouveau, tout à la fois aride et verdoyant. Comme la vie en somme.

Voir, à la fin de la journée, apparaître les tentes du camp au sommet des dunes - le repas sous les étoiles, la nuit, claire d'une lune bienveillante. Il y eut de la fatigue, des ampoules, des rires, des agacements, des réconciliations, de la tendresse, beaucoup.

C'était un beau voyage pour le dehors et le dedans. Vraiment un très beau voyage.