Les textes qui sont publiés sur ce blog sont ma propriété, les photos sont soit les miennes, soit sous le copyright fabian da costa photographe. Sauf indications de sources de ma part. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

dimanche 29 décembre 2013

Vers 2014

fabian da costa. Pierre-Châtel été 2013


Comme s'ouvre et se déploie la roue du paon blanc, que l'année nouvelle s'épanouisse pour vous dans la paix et la douceur.

Anne et Fabian da Costa vous présentent 
leurs meilleurs voeux 
pour 2014

lundi 9 décembre 2013

Enfance rêvée



Je n'ai pas de mon enfance un souvenir merveilleux. Plutôt celui d'une période difficile et parfois douloureuse. Et pourtant comme l'a si bellement écrit Christiane Singer, " On peut tous décider d'avoir eu une enfance heureuse. "

Et c'est vrai, hormis pour les enfants victimes des horreurs physiques ou psychologiques que les adultes sont capables de leur infliger, l'enfance reste un pays traversé par des ruisseaux de bonheur, des prairies enchantées, des forêts habitées par des animaux qui parlent le langage des hommes, des arcs-en-ciel aux couleurs de bonbons.

L'enfance est peuplée de jouets, ce que l'on a, ceux que l'on voudrait avoir, ceux dont on se souvient ensuite, au fil des années qui s'écoulent. Et ceux-là sont venus me visiter dans les rêves de ma nuit.

Une ancienne maison, un rez-de-chaussée sombre et humide, une grande armoire que j'ouvre, des tiroirs. De ces tiroirs je sors des jouets, les jouets de ma petite enfance, et puis mes cahiers d'écoles, de collège. Je revois tout avec une incroyable précision, et je retrouve mon écriture, mes notes, les protège-cahiers alors obligatoires, des livres dont je ne me souvenais plus. 

Et c'est-là ce qui m'interroge le plus : dans quel lieu bien caché de ma mémoire se tenaient ces souvenirs oubliés. D'où reviennent ces images, ces détails si précis et pourtant occultés par ma vie d'adulte ? 

Je n'ai pas les connaissances scientifiques qui puissent l'expliquer, je dois attendre ces visites émouvantes et nocturnes, celle du petit ours qui m'a accompagnée trente ans durant, avant que je ne décide de le brûler avec infiniment de tendresse et de reconnaissance dans le feu qui transforme et sublime, mais qui ne peut triompher de la mémoire de l'enfance.


jeudi 31 octobre 2013

Ancêtres...

" Et si nous ne descendions pas d'un chimpanzé menaçant, mais d'un gentil grand singe empathique de type bonobo ? "
Frans de Waal, primatologue.



Franchement, voilà une idée que je trouve bien séduisante. De ma première éducation " judéo-chrétienne ", j'avais quelques temps, comme il en était obligatoire sous peine de damnation éternelle, cru que mes premiers ancêtres se nommaient Adam et Eve, venus tout droit du paradis avant que leur amour immodéré pour les pommes ne leur attire beaucoup de pépins.

Quelques années et  avancées scientifiques plus tard, j'ai accepté sans trop de peine de reconnaître les chimpanzés pour mes premiers et lointains parents. Cela m'était d'autant plus facile, que née sous X je ne connaîtrai jamais rien de mes ascendants, puisque personne de ma famille biologique n'a jamais eu l'idée de réclamer la merveilleuse, la prodigieuse personne que je suis : tant pis pour eux.

Et voici que parait une excellente nouvelle : nous descendrions en fait des gentils bonobos, nos plus proches par un génome quasi commun. Je m'en réjouis et j'échange sans hésitation des ancêtres bibliques maudits par un Dieu vengeur, des chimpanzés bagarreurs - se souvenir des premières images de " 2001 Odyssée de l'espace " où découvrant l'utilité d'un os imposant, le chef du clan des grands singes en fracasse immédiatement le crâne de son rival -contre une famille de gentils bonobos, doués d'empathie, préférant faire l'amour et pas la guerre. Nos chers hippies qui ne connaissaient pas encore cette filiation, ont parfaitement appliqué cette méthode " non-violente ".

Bon, les bonobos sont peut-être un peu trop partouzeux, mais on n'est pas forcé de tout aimer chez ceux qu'on aime...n'est-il pas...?

Et cette bonne nouvelle l'est à plus d'un titre, car cela voudrait dire également que l'humain n'est pas dès l'origine une race de brute. L'empathie, l'altruisme, la gentillesse, font partie de notre patrimoine, à nous de les faire émerger. Il semblerait que même dans le domaine qui en semble le plus éloigné, l'économie, la notion d'empathie prend de plus en plus de place...c'est-vous dire...






mardi 8 octobre 2013

Etoiles



Le grand chariot s'est renversé.
Celui qui gardait le sablier 
a oublié de le retourner.

l'heure passe, elle est passée.
Le grand chariot s'est renversé,
sur la route il répand le lait.

Donne ta gourde pèlerin,
c'est pour toi qu'il est tombé.

Bois la mort à ce qui fut ta vie.
Tu verras si loin, tu verras si bien,
qu'à toute chose tu préfèreras l'oubli.

L'ivresse, je la choisis.
Je l'ai trouvée sans chercher
autre chose que ce nom caché,
le nom volé, jamais dévoilé.



vendredi 4 octobre 2013

Une maison accueillante




Je vous l'avais bien dit que l'automne arrivait. Et avec lui l'humidité, la fraîcheur, le sale temps quoi.

Et quand il fait mauvais dehors, autant se mettre à l'abri à l'intérieur. Aussi avons nous de nombreuses visites : les souris dans le cellier, le chat des voisins qui vient à travers la chattière partager les repas de notre matou, et les araignées, beaucoup trop d'araignées.

Bon, pour le chat de nos chers voisins, d'accord, pour les souris, la nasse appâtée au fromage de chèvre fonctionne bien et nous les reconduisons gentiment plus loin, mais pour les araignées...je ne trouve pas d'autre solution que de hurler pour que mon chéri les capture à la boite d'allumettes et leur propose de rejoindre les souris déjà expatriées. Mon Dieu !! Pourvu que tout ce petit monde ne rapplique pas, trouvant que cette maison est vraiment très accueillante.

mercredi 25 septembre 2013

Racines


photo emmanuel sapet


Deux histoires qui s'entrelacent, deux vies qui se racontent en miroir. Deux destins qui se sont trouvés, retrouvés, et qui déroulent le fil du temps, celui d'aujourd'hui et celui d'avant, celui qui parle de routes parcourues, de chemins inconnus, de rêves et de désirs.

L'un, dont les racines solides et nombreuses traversent les continents et les mers, l'autre qui ne sait, et ne saura jamais rien de ses origines.

Lui, qui doit avancer à travers une forêt où s'entremêlent les branches et les lianes, elle qui marche sur un fil tendu au-dessus du vide, dans un équilibre toujours à retrouver.

Des images qui passent de l'une à l'autre vie, une plage où viennent se poser et disparaître les signes et les messages encore à déchiffrer.

Ce fut une belle aventure dans le cadre de la fête " Notre village prend l'Art ". Beaucoup de travail, des cables, des vidéo projecteurs, des mètres de ficelle et de gaffeur, des seaux de sable, des bidouillages de dernière minute, du stress. Mais beaucoup d'émotions partagées, de rencontres, d'envie de recommencer, de continuer.

samedi 31 août 2013

Mélancolie préventive

photo fabian da costa



Je l'avoue, je mélancolise à l'avance. Une feuille de notre figuier est déjà à demi jaunie, les araignées rappliquent, le chat qui passait ses  nuits dehors, revient dormir au pied du lit où nous venons de rajouter une couverture. 

Mine de rien il se profile à l'horizon, croit qu'on ne le voit pas, s'imagine pouvoir nous tromper encore quelques temps. Mais moi je suis bien plus futée que lui, je suis capable de le flairer des semaines à l'avance. Je vous le dis, il arrive bientôt, bientôt il va franchir l'arche de feuilles qui porte déjà ses couleurs. Qui ?  Mais l'automne bien entendu...

vendredi 30 août 2013

Silence

Shri Chandra Swami Udasin - photo fabian da costa




L'un des plus grand sages de l'Inde actuelle, celui dont tout le monde sauf lui-même, dit qu'il est " réalisé ".




Il est en silence depuis des dizaines d'années et son enseignement se transmet par sa présence, son regard, et par les billets qu'il écrit et qui sont lus à haute voix. Très vite on oublie qu'il ne parle pas, et les échanges fusent dans l'écoute la plus intense ou dans les rires partagés.





 
 
 
 
" Quand je suis sérieux, je joue, quand je joue je suis sérieux."


" Vider son esprit des pensées de ce monde et attendre dans le silence la vision du Seigneur, cela peut t'ouvrir seul à la perception directe de Dieu. "

Jai Gurudev

mardi 27 août 2013

Ma, Amma, Mataji

Kumbha Mela 2013 - photo fabian da costa



Lui, c'est Rishi, le jeune guide, elle, c'est moi au milieu des millions d'indiens venus se baigner dans le Gange, pour cette fête qui tous les douze ans voit s'écouler sur les bords du fleuve sacré une humanité en quête de dévotion, de purification, de communion.

Durant ces jours intenses, dans cette foule qu'ordinairement je fuis, Rishi m'a considérée comme sa mère et traitée comme telle. Il a veillé sur moi comme les fils là-bas savent le faire - avec un immense respect, une grande prévenance.

Je  n'ai nul besoin de vérifier que je suis une mère, une vraie mère juive, disent parfois mes enfants. Mais cet échange inattendu avec ce garçon est venu me toucher au plus profond de cette maternité, dans ce qu'elle a de plus sacré, de plus ardent. Dans ce lieu où la pudeur et la distraction empêchent de descendre, de peur de s'y perdre, de s'oublier. 

Là où l'on découvre qu'être mère n'est pas une fonction, mais un état qui est loin de passer uniquement par la biologie. Qu'être mère, c'est aussi une manière d'être au monde, en Amour, tout simplement.


vendredi 23 août 2013

Avis à mes amis- ies bloggers


Stupide je suis. Je viens d'effacer toute ma liste de lecture de vos blogs...Donc, ce n'est pas que je ne vous aime plus...c'est juste que je vais devoir aller à la pêche pour vous retrouver.

A très vite, je l'espère.

L'idiote du clavier

Etoiles et toiles


Un de nos plaisirs de l'été, aller en Ardèche  fin août pour assister aux " Etats généraux du film documentaire " à Lussas.

Dans ce petit village, se rassemble sur une semaine tout ce qui compte dans le domaine du documentaire, plus tous ceux qui s'en approchent de près ou de loin - dont nous...

Chaque jour des dizaines de projections, des débats, des rencontres....des guinguettes et des bistrots....des fêtes nocturnes, pour les jeunes à priori...des projections en plein air sous les étoiles, sauf quand le vent souffle comme un fou dans les voiles et les cordages de l'écran géant.

Des choses que l'on aime et d'autres moins, des images que l'on oublie pas, des discussions passionnées qui agitent les neurones parfois un peu endormis au fil du quotidien.

Et puis une grande claque, un film que je n'ai pas vraiment aimé au premier abord, sans doute parce qu'il m'a bousculé là où je n'aime pas l'être. " Les harmonies Werckmeister " du cinéaste Hongrois Bela Tarr.

Un superbe opus noir et blanc sur la manipulation des peuples, la violence aveugle, le désespoir et l'espérance au-delà de ce désespoir d'un reste d'humanité à sauver, peut-être.

Pas d'optimisme pourtant, une terrible lucidité - celle de ce cinéaste qui vient dit-il d'achever son oeuvre cinématographique par un film encore plus noir et désespéré, " Le cheval de Turin ". Le dernier, parce que Bela Tarr estime que les gens ne veulent plus voir ce genre de film, qu'il a de plus en plus de mal à trouver des financements, et que dans la Hongrie d'aujourd'hui, où le nationalisme et le populisme font rage, il lui est impossible de continuer à créer.

Il vaut mieux espérer que " Les harmonies Werckmeister " restent comme un appel à la vigilance et non comme une prophétie sur le devenir des peuples et le nôtre par voie de conséquence.



vendredi 16 août 2013

télécommande, télékoan







Hier au soir, tard, à moitié endormie je zappe encore devant ma télévision....Un texte apparait que j'ai à peine le temps de lire. Quelque chose qui dit à peu près ceci :

" Il faut t'abandonner entièrement si tu veux devenir ce que tu es. "

Le nom de l'auteur disparaît sans que je puisse le retenir.

Mais depuis, je ne cesse d'y penser.

jeudi 15 août 2013

Arles in Black



Arles, le ciel bleu, les quais du Rhône, le vent fou, et jusqu'à la fin du mois de septembre les expositions des rencontres photographiques. Cette année est un grand cru. Cela n'a pas toujours été le cas, pour notre sensibilité bien entendu...

De splendides noir et blanc qui rendraient la couleur presque banale, des images fortes, de vraies rencontres. Nous en revenons, allez-y...

        

samedi 20 juillet 2013

Un si long silence...

Non, je n'étais pas en Inde...encore moins en vacances...juste à la maison, lancée dans une aventure passionnante et épuisante.

Il s'agissait de transformer un atelier de photographe en gite de vacances...Donc, depuis deux mois intensifs, il ne fut question que de magasins de bricolages, de matériaux divers qui avaient tous pour point commun de peser très lourd, de jardinerie, d'ameublement, pas léger non plus. 

Voici le résultat :


Un lieu de calme, de paix, un endroit pour se reposer, rêver, écrire, peindre, se promener...

Si vous voulez en savoir plus, visitez le site : 

http://giteatelierdesjunons.wix.com/royansvercors

lundi 3 juin 2013

La petite espérance

 

 photo fabian da costa

 
  L'espérance

La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est l'espérance.
La foi, ça ne m'étonne pas, ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
Mais l'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne.
Ça c'est étonnant, que ces pauvres enfants voient comment tout ça se passe
et qu'ils croient que demain ça ira mieux, qu'ils voient comment ça se passe aujourd'hui et qu'ils croient que ça ira mieux demain matin.
Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j'en suis étonné moi-même.
Il faut, en effet, que ma grâce soit d'une force incroyable, et qu'elle coule d'une source et comme un fleuve inépuisable.
La petite espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs, et on ne prend seulement pas garde à elle. Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux sœurs, la petite espérance s'avance.
C'est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la foi ne voit que ce qui est,
Et elle, elle voit ce qui sera.

La charité n'aime que ce qui est,
Et elle, elle voit ce qui sera.
La foi voit ce qui est dans le temps et l'éternité.
L'espérance voit ce qui sera dans le temps et l'éternité.
Pour ainsi dire dans le futur de l'éternité même.
 
Charles Péguy " Le Porche du Mystère de la deuxième vertu. " La Pléiade

jeudi 16 mai 2013

la sagesse de l'iris




   Il pleut, il a plu, il pleuvra...un jour de soleil, huit jours de pluie. C'est ainsi. Les saints de glace sont déchaînés et nous venons d'avoir trois jours d'éruptions solaires exceptionnelles - il paraît que cela peut rendre plus ou moins dingue...

   Donc ce matin, moral en berne et inspiration désertique, j'ai aperçu par la fenêtre de mon bureau notre pauvre massif d'iris dégoulinant de pluie, secoué par la tempête de vent d'avant-hier.

   J'ai sauté sur l'occasion de quitter mon clavier, pour aller cueillir un iris encore présentable et le mettre dans un vase à côté de l'ordinateur. Il est là dans son velours mauve, chiffonné, ruisselant de gouttes de pluie qui ne vont pas tarder à tomber sur le téléphone. Ses pétales délicatement marbrés de blanc cachent son coeur en étoile, protègent des étamines bordées de cils blancs.

   Bravement parce que c'est sa vie d'iris, il est passé du soleil à la pluie, de la pluie au vent fou, du vent fou à de nouvelles pluies. Il va se faner, parce que c'est son chemin d'iris, prendre une couleur d'encre noire et disparaître. Il n'en fait pas toute une histoire, il ne se plaint pas, il est dans le vase d'étain le printemps absent d'une journée morose. Merci à lui.

   Serais-je moins sage qu'un iris ? Certainement.


jeudi 2 mai 2013

Cadeau

photo fabian da costa



    
    Un jour Alexandre le Grand demanda à son maître Aristote : " Que dois-je vous rapporter de l'Inde, le merveilleux pays des éléphants, des rois et des diamants ? " Du tac au tac vient la réponse de l'homme sage : " Ramène quelques grands hommes de yoga de ce pays. "











vendredi 19 avril 2013


méditation à Varanasi - photo fabian da costa


Au centre du château de Brahman, notre propre corps,

Existe un petit sanctuaire en forme de fleur de lotus

A l’intérieur se trouve un petit espace. Nous devrions trouver qui habite là, et 

nous voudrions le connaitre.

Et si quiconque demande : « Mais qui peut bien habiter dans un aussi petit 

espace

en forme de fleur de lotus

Au centre du château de Brahman ?

Qui voudrions nous trouver et connaitre ? nous pouvons répondre :

Le petit espace à l’intérieur du cœur est aussi  grand que le vaste univers.

Les paradis et la terre se trouvent là, ainsi que le soleil, la lune

Et les étoiles : le feu, les éclairs et le vent sont aussi là ;

Ainsi que tout ce qui est présent comme ce qui ne l’est pas :

Car tout l’univers entier est en LUI et il loge au sein de notre cœur. »

Chandogya Upanishad ( traduit de l'anglais depuis une conférence du Frère John Martin )

mardi 16 avril 2013

photo fabian da costa


    " la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'amour. "
    Paul Verlaine

Une pensée bien utile pour ceux qui les font et pour ceux qui en bénéficient.

vendredi 12 avril 2013

Bénédictions

Jaisalmer - Rajasthan - photo fabian da costa



    Je suis en train de lire le livre de Pierre Pradervand, " Vivre sa spiritualité au quotidien ", dernière trouvaille du dernier vide-grenier exploré.

    Cet homme engagé dans la défense des droits de l'homme et dans bien d'autres causes humanitaires, partage son expérience. Ayant comme beaucoup d'entre-nous vécu une douloureuse injustice dans son travail, il se trouve en proie à une rancune mêlée de colère envers ses anciens collègues. Jusqu'au jour où il tombe sur cette parole du Christ : "Bénissez ceux qui vous maudissent."

    Il se met à pratiquer ce conseil d'abord envers ses anciens " persécuteurs", puis à étendre sa pratique - silencieusement s'entend bien évidemment - envers tous ceux, connus ou inconnus qui croisent sa vie, son chemin. 

    Au vu des fruits de paix et de joie qui lui sont revenus, devant les transformations étonnantes de situations qui semblaient sans issue, il décide de partager sa pratique de bénédiction. Chacun peut invoquer pour cela, Dieu, le divin, les forces de l'Univers au gré de ses croyances. Sont indispensables, un coeur sincère et la foi dans les forces de l'amour universel.

" Au réveil, bénissez votre journée car elle déborde déjà d'une abondance de biens que vos bénédictions feront apparaître. Car bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait partie intégrante de la trame même de l'Univers. il n'attend qu'un signe de vous pour se manifester.
En croisant les gens dans la rue, dans le bus, sur votre lieu de travail, bénissez-les tous. La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, et l'aura de son discret parfum une lumière sur leur route."
...........................................................................................................................................................
" Bénissez-les de toutes les façons concevables, car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences de la guérison mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie dans les espaces arides de votre propre vie. "

    Et l'auteur recommande d'essayer de bénir particulièrement les gens que nous n'aimons pas, ceux envers qui des sentiments de colère et de rancune nous envahissent à leur seule approche.
    J'ai essayé : j'avais une petite liste en tête...et bien je vous préviens à l'avance, une fois que vous avez béni quelqu'un il est bien difficile de continuer à avoir de mauvaise pensées envers lui. Alors si vous aimez détester une personne en particulier, méfiez-vous...!!!

    P.S. les deux sâddhus bénissant - transparence et vérité obligent - ( surtout en ce moment ) avaient demandé quelques roupies en échange...mais ils étaient si gentils...et puis, une bénédiction c'est toujours une bénédiction.

samedi 6 avril 2013

Souvenirs






    La mémoire, en tous cas la mienne, fonctionne souvent par bonds arrière imprévus, rapprochements soudains, qui font remonter à la surface, des images, des sensations, des musiques oubliées, en fait juste recouvertes par la poussière du temps qui passe.



    Voilà qu'un soir, ayant décidé de ne plus lire les livres "sérieux " utiles à mon travail, je tends la main vers une étagère et je prends le premier bouquin qui s'y trouve : " Un pont sur l'infini " de Richard Bach, un vieux " J'ai Lu " des années 80.



    Livre agréable, tout plein des belles idées de l'époque, qualifiées aujourd'hui encore de "New Age ", cela étant dit généralement avec un mépris amusé. Moi personnellement, j'aime encore beaucoup de choses de ce fameux mouvement. " Peace and Love " me plait mieux  que " Guerre et Haine ", " Faites l'amour pas la guerre ", me va bien aussi. Courir dans l'herbe avec des fleurs dans les cheveux, même si ce n'est plus de mon âge,  me paraît toujours une belle activité.



    En un mot et même en plusieurs, l'amour, l'utopie, l'espérance, et même une certaine naïveté, comme par exemple de ne pas désespérer de la nature humaine, me semble des vertus à cultiver avec persévérance.



    Mais ce n'est pas de ce livre dont j'ai voulu parler, mais plutôt de ce qui est revenu me trouver, comme une vague revient sur la plage, en lisant la quatrième de couverture et en découvrant que l'auteur était celui qui avait précédemment écrit " Jonathan Livingstone le Goéland. "



    En ce temps-là, dans les années 70, je n'avais pas lu le livre, mais j'avais acheté le disque de Neil Daimond, qui suit fidèlement le fil du récit initial. Comment avais-je pu, dans ce que je vivais, dans ce que j'étais  à cette époque, prendre l'initiative d'acheter un disque, et celui-là particulièrement ? C'était aussi probable que de voir un canard faire du pédalo.



    Et pourtant je l'ai fait, et ma vie s'en est trouvée bouleversée. Non, je n'ai pas acheté un pédalo, mais j'ai soudain entrevu un espace de liberté et d'envol qui ne m'était plus interdit, j'ai entendu des paroles d'espoir, une musique qui ouvrait en moi des horizons inconnus.



    Voilà ce qui m'a submergée et profondément émue, alors que bien calée sur mes oreillers j'entamais la lecture de " Un pont sur l'infini ", excellent livre d'ailleurs, pour qui veut encore croire dans l'amour et la bonté. Oui, malgré tout.



Sois comme la page qui souffre sous le mot
pour en exprimer le terme
de ce qui est hors du temps
pendant que le soleil en exprime le jour


Chante comme le chant en recherche d’une voix
exprime le silence
et ce que l’Ultime
veut faire de ta voie



- Be – Neil Daimond – Jonathan Livingstone le Goéland -








lundi 1 avril 2013

le retour


ça y est, les revoilà ! - 



Deux mois en Inde et retour au printemps comme prévu, sauf que cela ne ressemble en rien au printemps. A vous qui êtes restés ici je ne raconte pas le temps que nous avons retrouvé, vous le savez.....

Donc retour à la maison, retour dans le quotidien, dans les vrais plaisir de retrouver la famille, les amis...et les vrais em...nnuis, les souris installées dans le cellier, la voiture qui casse...etc...la vie quoi.

Pouvoir vivre ici avec le coeur et l'âme aussi ouverts que là-bas, garder vivantes la joie, l'émotion, la tendresse, la flamme qui nous semblait brûler de sa propre énergie et qu'il nous faut maintenant alimenter de nos faibles forces, beau travail en perspective !!!

Ce matin il fait soleil, quel bonheur - les mésanges sont déjà en train de faire leur nid, et nous, de nous réapproprier le nôtre.

vendredi 1 février 2013

jeudi 17 janvier 2013

des clics et une claque




    Et bien voilà il l'a avalé...sans espoir de retour, sans repentir...rien - quoi donc ? Juste le début du texte que j'ai posté hier.
 
    C'est ma faute bien entendu. Je l'ai écrit directement dans un fichier Word, et puis hop un copier-coller dans le blog, et puis encore hop, non je n'enregistre pas, j'efface.

    Et en me relisant sur la page affichée définitivement, j'ai eu la bizarre sensation d'un manque, d'une absence. Et oui, il manquait les quatre premières lignes, qui avaient échappé au surlignage du copier-coller. Vous m'avez suivi jusque-là ?

    Et je suis incapable de me souvenir de ce début. Juste quelque chose du genre, " habiter la nuit ce n'est pas..." et puis le trou. Vous, le monde, le cosmos, moi, s'en remettront certainement !!!

   Souvenons-nous d'autrefois, il y avait du papier et si on écrivait dessus avec un stylo on avait une chance de le retrouver même dans la corbeille à papier. Quoique ceux qui me connaissent bien savent que j'ai souvent brûlé des textes que j'aurais peut-être mieux fait de garder.

    Donc, moralité de ma petite aventure, réfléchir avant d'agir, surtout avec l'informatique.







mercredi 16 janvier 2013

Habiter la nuit

Bénarès- Inde - photo fabian da costa




La nuit de l'hiver est pleine comme nulle autre.

Elle pèse du poids de ce noir intense qui la fait si dense,

épaisse de l'absence de tous ceux qui dorment encore.

Lourde de leurs rêves, et pourtant si parfaitement vide.



La nuit du printemps c'est un frémissement,

une impatience, une attente, un tremblement.

L'habiter est si facile, si doux, qu'elle en est dangereuse,

car à trop l'aimer le cœur se trompe et s'affole.



La nuit de l'été n'est presque plus une nuit.

Elle est si claire et légère et transparente.

Une délice de nuit où la chaleur rayonne doucement,

où les étoiles sont autant de soleils flamboyants.



Mais je peux aussi habiter une nuit en plein jour,

cette nuit-là qui n'appartient qu'à moi.

Elle est à fois dense et légère, chaude et claire.

J'y retrouve mes fantômes, mes monstres, mes amours,

et j'attends cette merveille qui se nomme, l'aube.

mercredi 2 janvier 2013

2013




Arati du soir à Haridwar - Inde



Qu'en cette nouvelle année nous soyons tous rassemblés autour de l'Essentiel, de l'Amour, de la paix et de la joie.