jeudi 15 mai 2014

L'Inde des arbres et des épices...tout un été...avec nous...


L'Inde des Arbres et des Epices


Peu de choses en Inde ne sont que ce qu'elles semblent être. Et ce qui appartient à la nature encore moins que tout autre. Un arbre est un arbre, mais bien plus encore le signe, le témoin de la pénétration du divin dans la création. Sacré comme le banian sous lequel Bouddha trouva l'illumination, indispensable comme le cocotier qui de son fruit à sa fibre, en passant par ses feuilles, accompagne les hommes dans leur vie quotidienne.

Pour les épices, les hommes se sont jetés sur les mers inconnues et hostiles, ont tracé des routes à travers les déserts. Pour ces graines sèches, ces végétaux de si peu d'apparence, des guerres, des massacres ont accompagné la convoitise des grands capitaines, le désir des rois, l'avidité des marchands. Ils s'appelaient Marco Polo, Vasco de Gama, pour les plus célèbres. Et tant d'autres qui risquèrent leurs vies pour ramener des terres lointaines ces trésors de goût, de senteurs inégalées.

Aujourd'hui encore, les hommes ne veulent pas vivre sans la beauté et la protection des arbres, et toujours les épices parfument, transcendent et relèvent les plats les plus ordinaires ou les mets les plus raffinés.

Que cette promenade en images et en parfums, donne à chacun l'envie et le goût de connaître toujours davantage les bienfaits d'une nature riche et généreuse. 

anne da costa




jeudi 17 avril 2014

Amour !!!

Plage du Kérala - photo fabian da costa



Il m'a dit j'en pince pour toi...

Quelle chance...Aïe...

dimanche 30 mars 2014

le retour

Fort Kochi - Inde- mars 2014 - photo fabian da costa



Fort Kochi, 6 heures du soir au bord de la mer d'Oman. Tous les personnages de la pièce qui se joue chaque fin de journée sont réunis.

Pièce classique, unité de temps, de lieu, d'action. Les acteurs sont toujours les mêmes : les pêcheurs, les touristes, les corbeaux, des chats et des chiens, parfois au large quelques dauphins. 
Chacun connait son rôle, sa place, son texte. 

Les pêcheurs rentrent du large dans leurs longues barques blanches et déversent sur le quai des caisses de calamars, des paniers de longs poissons brillants comme des épées. 

Les touristes font leur métier de touristes avec application et regardent la scène à travers les viseurs et les écrans qui leur servent à voir la vie.

Les chats attendent qu'un peu de menu fretin leur tombe sous la dent et se retirent au plus vite pour le dévorer.

Les chiens regardent les chats manger et se consolent en pensant qu'ils n'aiment pas les arêtes.

Les corbeaux sont partout en troupes batailleuses et bruyantes.

La mission des touristes ne commencent vraiment qu'au coucher du soleil, quand rouge, glorieux et flamboyant, il s'approche lentement de la mer.
L'oeuvre est ardue, périlleuse, la tension est à son comble. Il s'agit de capturer l'instant, à la minute près, où le soleil couchant semblera par un effet d'optique, s'être laissé prendre tel un énorme poisson, dans les grands filets chinois qui bordent le quai.

Et pour cela, le touriste consciencieux est prêt à tous les sacrifices. Juchés par dizaines sur les pontons branlants, sur les rochers glissants, ils braquent leurs objectifs, le doigt crispé, le souffle suspendu.

Suspendu comme le soleil qui descend chaque soir inexorablement dans la mer, fuyant les humains qui se retirent la mine réjouie ou dépitée, selon la réussite ou l'échec de leur entreprise.

Et chaque soir voit se renouveler le même jeu, et chaque soir le soleil ne se couche pas dans la mer sous les yeux de ses fidèles. Il ne se couche pas, puisque nous le savons bien, c'est nous, sur notre petite planète, qui tournons autour de lui.

Nous et la mer, et sur la mer les petits et les grands bateaux, et sous la mer, les dauphins joueurs et les grands poissons d'argent et bien plus profond encore, les calamars aux longs bras blancs, aux yeux nocturnes.

La terre a tourné, elle s'incline pour que dorment ceux qui veillaient et que  les autres s'éveillent là-bas, de l'autre côté.

La nuit descend comme elle  sait le faire ici, avec douceur et lenteur. Les pêcheurs regagnent leurs foyers, les corbeaux se perchent dans les arbres sans cesser un seul instant de se quereller.
Les chiens s'endorment en rêvant que dans une prochaine vie ils seront des chats mangeant du poisson. Les chats ne rêvent pas d'être autre chose qu'eux-mêmes, si parfaits.Les touristes réfléchissent à la plus grave question de la journée : où faut-il aller dîner ce soir ? 

Et sur le port déserté, de gros camions emportent au loin des centaines de calamars aux grands yeux noirs, fixes et brillants, des yeux faits pour voir les mondes sous-marins d'où les hommes les ont arraché.



mercredi 22 janvier 2014

Au revoir

photo fabian da costa



En partance vers les grands arbres, les épices, les parfums, les couleurs...Vers l'Inde bien entendu. Amitiés à tous et au printemps !!!

dimanche 5 janvier 2014

Une petite dernière pour la route...


kalamandalam - Ecole d'arts traditionnels - Inde - photo fabian da costa



" Votre corps est la harpe de votre âme et il vous appartient d'en tirer de la musique douce ou des sons confus."

khalil Gibran

vendredi 3 janvier 2014

Une autre bonne résolution ?

photo fabian da costa



Prenez soin de votre corps avec une inébranlable fidélité car l'âme ne peut voir qu'avec les yeux du corps.
Si la vue est trouble, le monde entier sera sombre.

Goethe

mercredi 1 janvier 2014

Comme une bonne résolution ?

photo fabian da costa - Khajuraho la puja du soir




Allume le feu dans ta vie et cherche ceux qui vont attiser tes flamme.

Rumi

Eurydice...

                                   photo fabian da costa   Eurydice, Eurydice, je pense à toi ce soir. Il fait froid, il fait noir, et je t’...