mardi 27 août 2013

Ma, Amma, Mataji

Kumbha Mela 2013 - photo fabian da costa



Lui, c'est Rishi, le jeune guide, elle, c'est moi au milieu des millions d'indiens venus se baigner dans le Gange, pour cette fête qui tous les douze ans voit s'écouler sur les bords du fleuve sacré une humanité en quête de dévotion, de purification, de communion.

Durant ces jours intenses, dans cette foule qu'ordinairement je fuis, Rishi m'a considérée comme sa mère et traitée comme telle. Il a veillé sur moi comme les fils là-bas savent le faire - avec un immense respect, une grande prévenance.

Je  n'ai nul besoin de vérifier que je suis une mère, une vraie mère juive, disent parfois mes enfants. Mais cet échange inattendu avec ce garçon est venu me toucher au plus profond de cette maternité, dans ce qu'elle a de plus sacré, de plus ardent. Dans ce lieu où la pudeur et la distraction empêchent de descendre, de peur de s'y perdre, de s'oublier. 

Là où l'on découvre qu'être mère n'est pas une fonction, mais un état qui est loin de passer uniquement par la biologie. Qu'être mère, c'est aussi une manière d'être au monde, en Amour, tout simplement.


vendredi 23 août 2013

Avis à mes amis- ies bloggers


Stupide je suis. Je viens d'effacer toute ma liste de lecture de vos blogs...Donc, ce n'est pas que je ne vous aime plus...c'est juste que je vais devoir aller à la pêche pour vous retrouver.

A très vite, je l'espère.

L'idiote du clavier

Etoiles et toiles


Un de nos plaisirs de l'été, aller en Ardèche  fin août pour assister aux " Etats généraux du film documentaire " à Lussas.

Dans ce petit village, se rassemble sur une semaine tout ce qui compte dans le domaine du documentaire, plus tous ceux qui s'en approchent de près ou de loin - dont nous...

Chaque jour des dizaines de projections, des débats, des rencontres....des guinguettes et des bistrots....des fêtes nocturnes, pour les jeunes à priori...des projections en plein air sous les étoiles, sauf quand le vent souffle comme un fou dans les voiles et les cordages de l'écran géant.

Des choses que l'on aime et d'autres moins, des images que l'on oublie pas, des discussions passionnées qui agitent les neurones parfois un peu endormis au fil du quotidien.

Et puis une grande claque, un film que je n'ai pas vraiment aimé au premier abord, sans doute parce qu'il m'a bousculé là où je n'aime pas l'être. " Les harmonies Werckmeister " du cinéaste Hongrois Bela Tarr.

Un superbe opus noir et blanc sur la manipulation des peuples, la violence aveugle, le désespoir et l'espérance au-delà de ce désespoir d'un reste d'humanité à sauver, peut-être.

Pas d'optimisme pourtant, une terrible lucidité - celle de ce cinéaste qui vient dit-il d'achever son oeuvre cinématographique par un film encore plus noir et désespéré, " Le cheval de Turin ". Le dernier, parce que Bela Tarr estime que les gens ne veulent plus voir ce genre de film, qu'il a de plus en plus de mal à trouver des financements, et que dans la Hongrie d'aujourd'hui, où le nationalisme et le populisme font rage, il lui est impossible de continuer à créer.

Il vaut mieux espérer que " Les harmonies Werckmeister " restent comme un appel à la vigilance et non comme une prophétie sur le devenir des peuples et le nôtre par voie de conséquence.



vendredi 16 août 2013

télécommande, télékoan







Hier au soir, tard, à moitié endormie je zappe encore devant ma télévision....Un texte apparait que j'ai à peine le temps de lire. Quelque chose qui dit à peu près ceci :

" Il faut t'abandonner entièrement si tu veux devenir ce que tu es. "

Le nom de l'auteur disparaît sans que je puisse le retenir.

Mais depuis, je ne cesse d'y penser.

jeudi 15 août 2013

Arles in Black



Arles, le ciel bleu, les quais du Rhône, le vent fou, et jusqu'à la fin du mois de septembre les expositions des rencontres photographiques. Cette année est un grand cru. Cela n'a pas toujours été le cas, pour notre sensibilité bien entendu...

De splendides noir et blanc qui rendraient la couleur presque banale, des images fortes, de vraies rencontres. Nous en revenons, allez-y...

        

samedi 20 juillet 2013

Un si long silence...

Non, je n'étais pas en Inde...encore moins en vacances...juste à la maison, lancée dans une aventure passionnante et épuisante.

Il s'agissait de transformer un atelier de photographe en gite de vacances...Donc, depuis deux mois intensifs, il ne fut question que de magasins de bricolages, de matériaux divers qui avaient tous pour point commun de peser très lourd, de jardinerie, d'ameublement, pas léger non plus. 

Voici le résultat :


Un lieu de calme, de paix, un endroit pour se reposer, rêver, écrire, peindre, se promener...

Si vous voulez en savoir plus, visitez le site : 

http://giteatelierdesjunons.wix.com/royansvercors

lundi 3 juin 2013

La petite espérance

 

 photo fabian da costa

 
  L'espérance

La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est l'espérance.
La foi, ça ne m'étonne pas, ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
Mais l'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne.
Ça c'est étonnant, que ces pauvres enfants voient comment tout ça se passe
et qu'ils croient que demain ça ira mieux, qu'ils voient comment ça se passe aujourd'hui et qu'ils croient que ça ira mieux demain matin.
Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j'en suis étonné moi-même.
Il faut, en effet, que ma grâce soit d'une force incroyable, et qu'elle coule d'une source et comme un fleuve inépuisable.
La petite espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs, et on ne prend seulement pas garde à elle. Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux sœurs, la petite espérance s'avance.
C'est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la foi ne voit que ce qui est,
Et elle, elle voit ce qui sera.

La charité n'aime que ce qui est,
Et elle, elle voit ce qui sera.
La foi voit ce qui est dans le temps et l'éternité.
L'espérance voit ce qui sera dans le temps et l'éternité.
Pour ainsi dire dans le futur de l'éternité même.
 
Charles Péguy " Le Porche du Mystère de la deuxième vertu. " La Pléiade

Eurydice...

                                   photo fabian da costa   Eurydice, Eurydice, je pense à toi ce soir. Il fait froid, il fait noir, et je t’...