dimanche 29 décembre 2013

Vers 2014

fabian da costa. Pierre-Châtel été 2013


Comme s'ouvre et se déploie la roue du paon blanc, que l'année nouvelle s'épanouisse pour vous dans la paix et la douceur.

Anne et Fabian da Costa vous présentent 
leurs meilleurs voeux 
pour 2014

lundi 9 décembre 2013

Enfance rêvée



Je n'ai pas de mon enfance un souvenir merveilleux. Plutôt celui d'une période difficile et parfois douloureuse. Et pourtant comme l'a si bellement écrit Christiane Singer, " On peut tous décider d'avoir eu une enfance heureuse. "

Et c'est vrai, hormis pour les enfants victimes des horreurs physiques ou psychologiques que les adultes sont capables de leur infliger, l'enfance reste un pays traversé par des ruisseaux de bonheur, des prairies enchantées, des forêts habitées par des animaux qui parlent le langage des hommes, des arcs-en-ciel aux couleurs de bonbons.

L'enfance est peuplée de jouets, ce que l'on a, ceux que l'on voudrait avoir, ceux dont on se souvient ensuite, au fil des années qui s'écoulent. Et ceux-là sont venus me visiter dans les rêves de ma nuit.

Une ancienne maison, un rez-de-chaussée sombre et humide, une grande armoire que j'ouvre, des tiroirs. De ces tiroirs je sors des jouets, les jouets de ma petite enfance, et puis mes cahiers d'écoles, de collège. Je revois tout avec une incroyable précision, et je retrouve mon écriture, mes notes, les protège-cahiers alors obligatoires, des livres dont je ne me souvenais plus. 

Et c'est-là ce qui m'interroge le plus : dans quel lieu bien caché de ma mémoire se tenaient ces souvenirs oubliés. D'où reviennent ces images, ces détails si précis et pourtant occultés par ma vie d'adulte ? 

Je n'ai pas les connaissances scientifiques qui puissent l'expliquer, je dois attendre ces visites émouvantes et nocturnes, celle du petit ours qui m'a accompagnée trente ans durant, avant que je ne décide de le brûler avec infiniment de tendresse et de reconnaissance dans le feu qui transforme et sublime, mais qui ne peut triompher de la mémoire de l'enfance.


jeudi 31 octobre 2013

Ancêtres..?

 
" Et si nous ne descendions pas d'un chimpanzé menaçant, mais d'un gentil grand singe empathique de type bonobo ? "
Frans de Waal, primatologue.



Franchement, voilà une idée que je trouve bien séduisante. De ma première éducation " judéo-chrétienne ", j'avais quelques temps, comme il en était obligatoire sous peine de damnation éternelle, cru que mes premiers ancêtres se nommaient Adam et Eve, venus tout droit du paradis, avant que leur amour immodéré pour les pommes ne leur attire beaucoup de pépins.

Quelques années et  avancées scientifiques plus tard, j'ai accepté sans trop de peine de reconnaître les chimpanzés pour mes premiers et lointains parents. Cela m'était d'autant plus facile, que née sous X, je ne connaîtrai jamais rien de mes ascendants, puisque personne de ma famille biologique n'eut jamais l'idée de réclamer la merveilleuse, la prodigieuse personne que je suis : tant pis pour eux.

Et je retombe aujourd'hui sur une excellente nouvelle qui m'avait échappé : nous descendrions en fait des gentils bonobos, nos plus proches parents, par un génome quasi commun. Je m'en réjouis et j'échange sans hésitation des ancêtres bibliques maudits par un Dieu vengeur et des chimpanzés bagarreurs - se souvenir des premières images de " 2001 Odyssée de l'espace " - où découvrant l'utilité d'un os imposant, le chef du clan des grands singes en fracasse immédiatement le crâne de son rival - contre une famille de gentils bonobos, doués d'empathie, préférant faire l'amour et pas la guerre. Nos chers hippies qui ne connaissaient pas encore cette filiation, ont parfaitement appliqué cette méthode " non-violente ".

Bon, les bonobos sont peut-être un peu trop " partouzeux," mais nous ne sommes pas forcé de tout aimer chez ceux qu'on aime...n'est-il pas...?

Et cette bonne nouvelle l'est à plus d'un titre, car cela voudrait dire également que l'humain n'est pas dès l'origine une race de brute. L'empathie, l'altruisme, la gentillesse, font partie de notre patrimoine, à nous de les faire émerger. Il paraitrait que même dans les domaine qui en semblent le plus éloigné, l'économie, la gestion d'entreprises, la notion d'empathie prenne de plus en plus de place...c'est-vous dire...






mardi 8 octobre 2013

Etoiles



Le grand chariot s'est renversé.
Celui qui gardait le sablier 
a oublié de le retourner.

l'heure passe, elle est passée.
Le grand chariot s'est renversé,
sur la route il répand le lait.

Donne ta gourde pèlerin,
c'est pour toi qu'il est tombé.

Bois la mort à ce qui fut ta vie.
Tu verras si loin, tu verras si bien,
qu'à toute chose tu préfèreras l'oubli.

L'ivresse, je la choisis.
Je l'ai trouvée sans chercher
autre chose que ce nom caché,
le nom volé, jamais dévoilé.



vendredi 4 octobre 2013

Une maison accueillante




Je vous l'avais bien dit que l'automne arrivait. Et avec lui l'humidité, la fraîcheur, le sale temps quoi.

Et quand il fait mauvais dehors, autant se mettre à l'abri à l'intérieur. Aussi avons nous de nombreuses visites : les souris dans le cellier, le chat des voisins qui vient à travers la chattière partager les repas de notre matou, et les araignées, beaucoup trop d'araignées.

Bon, pour le chat de nos chers voisins, d'accord, pour les souris, la nasse appâtée au fromage de chèvre fonctionne bien et nous les reconduisons gentiment plus loin, mais pour les araignées...je ne trouve pas d'autre solution que de hurler pour que mon chéri les capture à la boite d'allumettes et leur propose de rejoindre les souris déjà expatriées. Mon Dieu !! Pourvu que tout ce petit monde ne rapplique pas, trouvant que cette maison est vraiment très accueillante.

Eurydice...

                                   photo fabian da costa   Eurydice, Eurydice, je pense à toi ce soir. Il fait froid, il fait noir, et je t’...