Le champ du rêve se travaille la nuit, quand s’éveille tout un monde
inconnu de nos jours.
Et ce monde là, laisse sur ses pas des ombres et des brumes, des
éclats de soleils, des éclairs de comètes, qui traversent, fulgurants souvenirs,
nos mémoires éblouies.
Nous ne labourons pas ce champ, mais nous en récoltons les fruits.
Alors peut s’élever dans nos coeurs, dans nos âmes, le chant du rêve – celui
qui vient dans le silence apprivoisé de ce qu’on nomme rêverie.
Un rêve n’est pas ce dont vous rêvez et qui arrive ensuite.
Le rêve est une chose à laquelle vous ne vous attendez pas et qui débarque dans
votre vie. Les rêves arrivent par derrière, pas devant vos yeux, ils vous
parlent dans votre dos.
Quand vous avez un rêve… Il ne vient pas à vous en criant ce
que vous êtes, ce que vous devez faire du reste de votre vie. Ils sont parfois
des murmures. Et j’ai toujours dit à mes enfants : les choses les plus difficiles,
à écouter, votre instinct, votre intuition personnelle, sont discrètes, elles
ne surgissent pas bruyamment.
Si un jour dans votre vie, vous êtes prêts à écouter ce
murmure dans l’oreille, car il hurle très rarement, si vous pouvez l’entendre,
si vous le sentez au fond de vous. Si c’est quelque chose que vous pensez
vouloir faire toute votre vie, cela
deviendra ce que vous ferez tout le reste de votre vie et nous profiterons tous
de ce qui naîtra de cette passion. »
méditation sur Asi Ghat à Varanasi - photo fabian da costa
...pour ce peuple de tous les jours, non plus seulement les " touristes spirituels ", les bobos en quête d'exotisme, les anciens hippies ( il en reste, j'en ai vu...) . Pour tous ces gens pas très jeunes, loin d'être aussi beaux que la superbe jeunesse sportive venue s'abreuver aux sources du yoga, pour tous ceux-là qui par centaines, ici, tous les matins à l'aube sur les bords du Gange éternel, se souviennent et nous rappellent, qu'il est une heure sacrée où le corps et l'esprit peuvent s'unir d'un même élan vers le Suprême.
On disait traditionnellement en Inde, qu’il
était bien de se prosterner devant tout ce que l’on rencontrait. Peu importe
que ce soit devant un arbre, une vache, un serpent ou un nuage. – penchez-vous
juste devant lui.
Quand vous vous inclinez ainsi, il se
pourrait que vous soyez fou, ou bien que
vous ayez regardé la vie dans toute son insondable profondeur.
La différence entre un idiot et un être illuminé
est très mince. A première vue, ils sont semblables, mais ils vivent en fait dans
deux mondes à part.
Traduit de l'anglais : " Inner enginnering " Sadhguru
Pourquoi aimes-tu tellement l'Inde ? C'est assourdissant, irrespirable, sale, quand tu en reviens, quatre fois sur trois tu es malade...Tu viens de rentrer et tu ne penses déjà qu'à repartir...Mais enfin, que trouves-tu là-bas que tu ne trouves pas ici ?
Ah que nous sommes peu de choses...on le sait, mais le toucher du doigt c'est encore mieux. Se mélanger les fuseaux - non pas ceux qui virevoltent sous les doigts magiques de la dentellière, mais ceux qui découpent notre planète en tranche de pastèque. Imaginaires ceux-là ? Peut-être, mais terriblement efficaces pour brouiller, si on les manipule trop vite, le corps et l'esprit.
Un peu humiliant de constater que douze heures d'avion suffisent à transformer mon cerveau en purée de pois, mon sommeil en insomnie, mes journées en léthargie. Mais patience je reviens petit à petit. La sensation d'être éparpillée " façon puzzle " se calme un peu. Je ramasse encore les dernières pièces qui sont restées entre Delhi et Lyon et j'essaie de les remettre à leur bonne place. Il en manque encore quelques unes, mais je tiens le bon bout. Dans peu de temps je serai à nouveau active et intelligente...comme avant quoi !!!